Oui, et le mariage entre deux baptisés est sacramentel, mais le prêtre qui prépare le mariage doit demander à l'évêché une dispense qu'on appelle "dispense de religion mixte".
La célébration peut se dérouler avec des représentants des deux "confessions", soit à l'église, soit au temple. On l'appelle parfois mariage oecuménique. Les époux doivent s'engager à instruire leurs enfants de la foi chrétienne de l'une ou l'autre confession.
Si le mariage a lieu au temple, il est présidé par le pasteur et il n'est pas nécessaire qu'un prêtre participe à la cérémonie car, la dispense ayant été obtenue, le mariage est reconnu comme légitime.
Oui, c'est possible, mais il faut que la paroisse demande à l'évêché une dispense qu'on appelle "dispense de disparité de culte". Elle est pratiquement toujours accordée. La personne non baptisée doit être en accord avec les éléments essentiels du mariage chrétien (liberté, fidélité, indissolubilité et ouverture à la fécondité) et s'engager à respecter la foi de son conjoint. On demande à la personne catholique de faire tout ce qui dépend d'elle pour assurer le baptême et l'éducation de ses enfants dans la communauté catholique.
Dans cette situation le mariage n'est pas sacramentel, car il faut être baptisé pour recevoir un sacrement. La cérémonie est actuellement la même que pour un mariage sacramentel (jadis la cérémonie avait lieu à la sacristie), c'est la réalité spirituelle qui est différente. Un sacrement, comme l'eucharistie ou la réconciliation, donne une grâce de Dieu : l'Esprit Saint agit dans le cœur. Un mariage non sacramentel créé un lien entre les époux, mais ne donne pas la grâce du sacrement. C'est un mariage chrétien incomplet. En conséquence, ce mariage pourrait être annulé par l'Église dans certains cas exceptionnels.
Le mariage est possible entre catholique et musulman. Mais à cause des différences socioculturelles importantes, on doit réfléchir sérieusement sur les points essentiels de la vie de couple, car ces différences peuvent être source de conflits et de difficultés qui seraient un obstacle à un bonheur durable. Dans beaucoup de diocèse il y a un prêtre spécialiste de ce problème. Il faudrait le consulter.
En principe, il faut avoir reçu la grâce du sacrement de confirmation pour se marier à l'église. La confirmation donne les moyens de vivre pleinement le mariage. Le code de droit canonique demande que l’on n’admette pas au mariage des fiancés non confirmés sauf s'il existe " un grave inconvénient " (canon 1065). De fait, certaines paroisses exigent la confirmation pour le mariage. Cependant en France, où la confirmation est conférée à l'adolescence, beaucoup de jeunes ne sont pas confirmés et il y aurait un grave inconvénient à exiger la confirmation.
Non sil est déjà marié à léglise, car le lien sacré du mariage chrétien n'est pas rompu par le divorce. Pour faire un mariage à l'église, il faut que les deux partenaires ne soient pas déjà mariés à l'église.
Mais si le premier mariage était seulement civil, il peut se marier religieusement. Il est souhaitable de voir le prêtre de sa paroisse pour lui parler de ce problème.
Les positions des protestants et des orthodoxes sont différentes de celle des catholiques : ils considèrent que le mariage ne doit pas être rompu, mais dans le cas où de fait il l'est, un nouveau mariage est possible.
Il arrive qu'une personne très croyante épouse un divorcé ou se marie en étant elle-même divorcée. Elle sait qu'elle ne peut pas se marier religieusement, mais elle voudrait cependant que Dieu bénisse son union. Elle demande donc une "simple bénédiction".
On appelle souvent "simple bénédiction" une cérémonie de mariage sans messe, mais en fait c'est un vrai mariage. Par conséquent, quand on est divorcé ou quand on épouse un divorcé, on ne peut pas avoir cette bénédiction. L'Église ne donne pas de bénédiction nuptiale quand le mariage religieux n'a pas été annulé.
Cependant, on peut prier Dieu en couple pour qu'il bénisse le couple et demander à ses amis qu'ils s'unissent à cette prière. Ainsi, on peut participer ensemble à une messe du dimanche. Il s'agit d'une démarche privée et non d'une cérémonie officielle, mais cette démarche privée a une grande valeur spirituelle.
L'Église catholique de rite latin n'ordonne prêtres que des hommes célibataires, pour plusieurs raisons : d'abord pour montrer que le prêtre consacre toute sa vie à Dieu et à l'humanité dans un amour exclusif. C'est aussi pour favoriser la disponibilité du prêtre à sa mission. Le prêtre choisit de vivre le célibat à l'exemple de Jésus et par le célibat il acquiert une paternité spirituelle.
Cependant, il existe d'autres églises catholiques unies à Rome dans lesquelles on ordonne prêtres des hommes mariés, par exemple dans églises de rite byzantin, ukrainien, maronite ... Il en est ainsi dans beaucoup de pays du Moyen Orient. Il y a ainsi environ 5000 prêtres catholiques mariés. Mais on n'ordonne évêque que des prêtres célibataires.
De plus depuis 20 ans, Jean Paul II a donné son accord à plus
de 220 ordinations d'hommes mariés, le plus souvent pères de famille, anciens
pasteurs protestants ou anglicans.