Au simple plan humain, la séparation d’un couple véritablement constitué, surtout lorsqu’il y a des enfants, est un échec et presque toujours une souffrance qui méritent attention, respect et soutien. La séparation n’est pas un acte que l’on pourrait juger à priori (« c’est mal » ), mais une difficulté à laquelle dans le couple l’homme et la femme sont confrontés, chacun par rapport à sa vocation de personne libre et responsable.
L’alliance formée par l’homme et la femme dans un couple est considérée par les croyants comme un don de Dieu et une promesse de bonheur : chacun est invité à faire tout son possible pour honorer ce don et cette promesse.
Pourtant, la séparation peut s'avérer un moindre mal, par rapport à des menaces ou des souffrances démesurées si la vie en couple continuait. C’est en prenant conseil, et en l’absence d’autre solution, que se prend la décision de séparation.
L’Église Catholique considère qu’il est possible qu’un couple marié religieusement soit amené à se séparer. Vivre séparé après une vie de couple marié chrétiennement n'est pas un motif d'exclusion des sacrements.
Par contre l’engagement que chacun avait pris vis-à-vis de l’autre dans son mariage religieux subsiste même dans cette situation de séparation. Donc l'Église ne remariera pas l’un ou l’autre des membres du couple vivant séparés.
Une fois prise la décision de la séparation ou du divorce, il peut apparaître des conflits, prévisibles ou imprévisibles, à propos par exemple de l'exercice de l'autorité parentale conjointe, de la résidence des enfants, des droits de visite et d'hébergement ou de la pension alimentaire. Les questions de procédure, de logement, de répartition des biens peuvent aussi poser problème.
Le recours à un médiateur peut être utile.
Parce que le mariage crée un lien sacré entre les époux, lien qui engage pour toute la vie. Jésus a dit «Que lhomme ne sépare pas ce que Dieu a uni» (Matthieu 19/ 3-9, Marc 10/2-12). Il faut donc être fidèle à la promesse faite devant Dieu. Il faut aussi tout faire pour ne pas arriver à la rupture, chacun devant reconnaître ses torts et accepter de pardonner.
Certains considèrent l’interdiction du remariage religieux comme une « punition » et pensent que l’Église, qui par ailleurs prêche le pardon, ne pardonne pas le divorce.
En fait, ce n’est pas en terme de pardon et de punition que se présente ce problème. Si l’Église ne permet pas le remariage religieux des divorcés, c’est qu’elle ne peut pas le faire. Elle ne peut pas rompre le lien sacré du mariage et faire un second mariage.
Je vous demande de m'excuser de répondre ainsi sur un plan théorique à un problème douloureux pour certains.
En cas de divorce, elles accordent à l'époux innocent une simple bénédiction à l'église, c'est une prière pénitentielle instante et compatissante pour la personne qui n'a pas eu la force de rester seule. La cérémonie ne comporte pas le rite solennel du couronnement des époux qui caractérise le mariage orthodoxe . Ce couronnement est le signe sacramentel du mariage indissoluble, fidèle et fécond. Il rappelle la sainteté de la vie conjugale.
Ils sont toujours membres de la communauté chrétienne ; ils ne sont pas exclus de la vie de l'Église comme on le croit parfois. En vertu de leur baptême et de leur confirmation, ils sont invités à participer aux célébrations liturgiques et à apporter un concours actif à leur communauté. Dans beaucoup de diocèses, il existe des groupes ou des sessions de réflexion sur la place des divorcés remariés dans l'Église.
Mais on leur demande de
ne pas participer à la communion parce que leur vie (en rupture d'alliance) n'est pas en
pleine cohérence avec le don eucharistique (sacrement de l'alliance nouvelle). Pour ce
genre de problème douloureux, il est nécessaire d'avoir un dialogue personnel avec un
prêtre.