Les funérailles chrétiennes comportent des rites qui n'ont de sens que par rapport au mystère chrétien; elles ne sont donc pas destinées aux non baptisés.
Cependant il est possible de faire une cérémonie d'obsèques, mais sans eucharistie et sans les rites qui n'ont de sens que pour les baptisés : rite de la lumière, de la croix, aspersion d'eau bénite et encensement. Il faut demander une autorisation à l'évêque.
On peut faire une cérémonie d'obsèques complète pour les catéchumènes, pour les personnes qui ont exprimé le projet de se faire baptiser et pour les enfants morts sans baptême si les parents avaient l'intention de les faire baptiser.
Avant le concile Vatican II, les obsèques étaient conditionnées par la situation religieuse du défunt et par suite divorcés remariés et suicidés en étaient privés.
Actuellement depuis la réforme liturgique, la cérémonie répond à la demande, motivée par la foi, de la famille. Les divorcés remariés et les suicidés peuvent donc avoir des obsèques chrétiennes.
Après avoir pendant des siècles considéré l'incinération (ou crémation) comme un défi à la doctrine chrétienne, l'Église l'a autorisée à partir de 1963 à condition qu'elle ne manifeste pas une mise en cause de la foi en la résurrection des corps. Mais les orthodoxes condamnent cette pratique au nom du respect du corps. Actuellement 23% des français choisissent l'incinération.
Il est souhaitable que la cérémonie à l'église ait lieu avant le transfert au crématorium. C'est autour du corps et non de l'urne que se déroule normalement la célébration. Cependant dans le cas ou ce n'est pas possible, la cérémonie peut être faite en présence de l'urne avec l'accord de l'évêque. Il est souhaitable aussi que les cendres ne soient pas dispersées, pour qu'il ait un lieu de souvenir et de recueillement.
C'est possible en principe, mais il est rare que les
prêtres aillent au crématorium, sauf si le crématorium se trouve sur le
territoire de leur paroisse.