Le sacrement des malades est célébré par un prêtre. La préparation est confiée aux membres de la pastorale des malades et aux familles. Elle peut comprendre plusieurs temps selon l'état du malade, l'urgence de la situation.
La méditation personnelle est le plus souvent celle du passage de l'Évangile dans lequel Jésus se trouve auprès des malades (Luc, 6, 19). L'accompagnateur explique la signification de l'imposition des mains et de l'onction.
Des chants et des textes peuvent être choisis pour rendre la célébration plus vivante.
Recevoir le sacrement des malades est émouvant. Pour le malade lui-même et pour son entourage. Beaucoup souhaitent donner un air de fête à ce jour : en apportant des fleurs, de l'encens ou en aidant le malade à se faire beau. Sauf si, bien sûr, le malade souhaite donner à ce jour un air d'intimité qu'il convient de respecter. Les membres de la famille peuvent alors se relayer à son chevet.
Oui, car le malade doit pouvoir demander le sacrement en toute liberté. Il est proposé par la famille, la maison de retraite, l'aumônier dans un hôpital. Mais la décision doit venir du malade.
Rappelons, encore une fois, que ce sacrement est destiné aux personnes affaiblies par la maladie ou la vieillesse et pas uniquement aux mourants. Dans certains cas d'urgence le malade reçoit successivement la Réconciliation, l'Onction et l'Eucharistie.
Si le malade est peu conscient, il existe d'autres liturgies comme l'imposition des mains et la prière.
L'Église n'est pas pour la recherche et l'exaltation de la souffrance. Jusqu'à une époque encore récente, les possibilités de calmer la douleur étaient réduites. La souffrance avait un sens : le malade participait à la souffrance du Christ ce qui lui permettait de supporter sa douleur.
En 1957 le pape Pie XII s'adresse aux médecins sur le thème "Choisir ou écarter la douleur". Il reconnaît la légitimité de l'emploi des calmants pour apaiser les douleurs des derniers instants, même si cela doit abréger la vie.
Sur son lit de mort, le cardinal Veuillot, archevêque de Paris, disait : "Nous savons faire de belles phrases sur la souffrance. Moi-même j'en ai parlé avec chaleur. Dites aux prêtres de n'en rien dire : nous ignorons ce qu'elle est et j'en ai pleuré".
En 1984, Jean Paul II publie une encyclique sur le sens chrétien de la souffrance humaine : "Salvifici doloris". Les chrétiens sont appelés à vivre leur souffrance comme participation du don du Fils au Père, "La Rédemption reste constamment ouverte à tout amour qui s'exprime dans la souffrance humaine ."
Au moment de la vieillesse où la vie semble à la merci d'un accident.
A l'heure où l'on apprend que l'on a une maladie grave et qu'elle va s'installer.
Aujourd'hui, certains " malades de la vie " - des personnes en grande souffrance morale, en dépression - demandent le sacrement des malades pour reprendre goût à la vie.
Il existe d'autres liturgies fort anciennes pour accompagner les malades. Par exemple la prière sur le malade avec imposition des mains que tout le monde peut faire. C'est un "sacramental" qu'on pratique trop peu.
Tout visiteur de malade peut prier sur le malade et lui imposer les mains. (Cardinal Dannels).
On peut proposer aux malades de petits gestes qui deviennent le signe d'une présence : le signe de la croix, l'écoute de la parole de Dieu, la prière.
La célébration peut se dérouler à l'hôpital, chez le malade ou dans une célébration communautaire. Cette forme de célébration se répand dans de nombreuses paroisses. Elle est souvent bien acceptée par les personnes âgées.
Le sacrement des malades évacue ainsi peu à peu l'aspect négatif de " l'extrême-onction ".
L'essentiel du sacrement se trouve dans l'imposition des mains en silence, suivie de l'Onction faite avec l'Huile des malades bénie par l'évêque lors de la Messe Chrismale entouré de tous les prêtres et en présence des fidèles rassemblés.
Le prêtre dit ces paroles : " N., par cette onction sainte, que le Seigneur en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce de l'Esprit Saint" et la personne répond : "Amen". "Ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu'il vous sauve et vous relève". "Amen".
De plus en plus se développent des structures d'accompagnement des malades où de nombreux chrétiens s'engagent.
Pour Église catholique cet accompagnement ne se résume pas au sacrement des malades. Leur accompagnement spirituel repose sur la foi de celui qui est envoyé auprès d'eux. Ces personnes peuvent se former : les diocèses proposent des parcours bibliques, théologiques accessibles pour beaucoup de personnes.
L'accompagnateur doit faire face aux questions souvent graves des malades : Pourquoi la souffrance et le mal ? Pourquoi ne supprime-t-il pas la souffrance s'il est Tout-Puissant ? Quel est le sens de la vie, de ma vie ? ...
Les personnes qui accompagnent les malades sont à l'écoute de la personne qui souffre et disponibles. Ce qui demeure essentiel pour répondre aux soins et aux besoins des malades, c'est le geste du toucher.
"Le désir le plus fondamental de la personne malade reste celui d'être aimée et de pouvoir rendre cet amour, d'être considérée comme une personne unique, encouragée dans toutes les dimensions de son être. " (Frère Jacques Ambec, Évangile de la compassion, Saint-Paul )
Les Catholiques et les Orthodoxes ont la même liturgie pour célébrer ce sacrement, les orthodoxes mettent de l'huile sur tout le corps du malade.
Pour les Protestants, Église doit apporter soutien et réconfort aux malades. Mais le Christ n'a pas institué de signe sacramentel particulier.
Si un malade qui a reçu l'onction recouvre la santé, il peut, en cas de nouvelle maladie grave, recevoir de nouveau ce sacrement.
Au cours de la même maladie, ce sacrement peut être réitéré si
la maladie s'aggrave.