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Les églises d'Estaires
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Les anciens sanctuaires
La première église dont nous avons une représentation est
celle de 1577. La 1ère pierre avait été posée par
Anne de Pallant, veuve de Philippe de Stavèle, Seigneur d'Estaires.
C'était l'époque des "Gueux".
"Les Huguenots dévastèrent
l’église d’Estaires deux fois de suite en 1566, le 15 août et un peu après ;
de nouveau en 1577. On la rebâtit en partie à cette époque, et Anne de Pallant s’y fit faire une tribune ouvrant sur la chapelle de Notre-Dame et
le cimetière, avec vue sur le maître-autel. En 1587, les calvinistes de
Doulieu livrèrent encore l’église d’Estaires au feu."
Ce sont
d'ailleurs ces mêmes Huguenots, pour la plupart étrangers au pays,
fort peu respectueux du sacré, qui promenèrent, dans une parodie de
procession, un authentique baudet, sous le dais, le jour du 15 Août.
De ce fait, les Estairois se virent gratifier du sobriquet de baudets
d'Estaires, nos voisins ne furent pas mieux lotis puisqu'à La Gorgue,
c'est un bouc qui fut exhibé et à Merville, les Gueux, encore plus
malicieux, enfermèrent un chat dans le tabernacle et voilà pour les
Magots et les Caous.
L'église domina notre ville
jusqu'en 1858. Mais, menaçant ruine, elle fut remplacée en 1858.
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L'église de 1577 d'après Sandérus
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L'église de 1858
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"Le
nouveau temple était un monument remarquable tant par sa sveltesse que
par son ornementation.
Sa grotte de Notre-Dame de
Lourdes, en particulier, reproduction fidèle de celle de Massabielle,
faisait l'admiration non seulement des paroissiens, qui en étaient
légitimement fiers, mais encore des nombreux visiteurs que l'église
paroissiale d'Estaires attirait. Elle mesurait (l'église) 44 m de
longueur sur 22 de largeur dans le transept.
On avait conservé de la
précédente la grande tour carrée, et bon nombre d'Estairois se
souviendront du magnifique panorama que l'on découvrait de sa
plate-forme les dimanches et jours de fête où l'ascension de la tour
était autorisée."
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Malheureusement
cette église ne dura que 60 ans et en 1918, les Allemands, lors
de leur retraite, n'en laissèrent pas pierre sur pierre.
Sur la
photo ci-contre, ce qu'il en restait en avril 1918. Seule émergeait des
décombres la Vierge intacte située au-dessus de son autel détruit.
C'est elle qui est vénérée actuellement sous le vocable de "N.D.
des Ruines"
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L'église en 1918
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Dès
1919, au retour de l'évacuation, une église provisoire fut aménagée, rue du Collège, et les paroissiens la
fréquentèrent pendant 10 ans. |

L'église provisoire (cliquer pour agrandir)
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L'Église actuelle

L'église St Vaast actuelle
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Ses
dimensions  imposantes, son style
inspiré des techniques du XIIIème
siècle l'ont fait surnommer "la Cathédrale des
Flandres".
Construite de 1927 à 1930 en briques de Rosendaël, elle
est en forme de croix latine de 76 x 29 m. La flèche du clocher
domine, de ses 76 m de hauteur, la plaine flamande et la vallée de la
Lys.
Sa consécration ou DEDICACE eut lieu le 12 septembre 1932, jour de la
ducasse ("ducasse" vient de "dédicace").
En
1940, les bombardements des 25 et 26 mai provoquèrent de sérieux
dégâts : toutes les voûtes étaient effondrées. La restauration
terminée, c'est de nouveau le Cardinal Liénart qui vient pour une
nouvelle bénédiction le 15 avril 1951.
La blancheur actuelle du clocher est due à des travaux importants
de restauration qui ont eu lieu en 1988.
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Saint Vaast
L'église
d'Estaires est dédiée à St Vaast. Plusieurs autres des environs dont celles
d'Armentières et de la Bassée lui sont également consacrées.
Le 6 février, nous fêtons Saint Vaast ! Mais qui est-il
donc ?
Originaire du Périgord, il est prêtre à Toul lorsque
Clovis, après la victoire de Tolbiac (496) l’appelle. Le roi cherche, en
effet, à s’instruire de la foi en Jésus-Christ suite à la promesse faite à
sa femme Clotilde de se convertir, lui qui était païen. Vaast devient son
catéchiste et le prépare au baptême qu’il recevra, avec nombre de ses
guerriers, à Reims.
Saint Rémi le nomme alors évêque d’Arras, où il resta
quarante années à évangéliser les hommes et fonder des paroisses, en
particulier sur les bords de la Lys qu'il évangélisa vers l'an 500.
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Autrefois la région a été évangélisée mais elle
est retombée dans l'idolâtrie. Les églises sont abandonnées et
envahies par les ronces et les animaux.
On raconte qu'en arrivant à Arras, Vaast rencontra
un ours dans les ruines de l'église; il commanda à cet animal de ne
pas lui faire de mal, et de bien vouloir laisser la place aux
croyants, ce qui se passa. |
Il mourut vers 540 ; sur sa tombe,
près
d'Arras, s’éleva au VIIIème siècle une abbaye qui porta son nom et qui
est l’actuelle cathédrale d’Arras reconstruite.
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